Les premiers ministres chinois et japonais, Wen Jiabao et Yoshihiko Noda, se sont entretenus sur leurs monnaies respectives et leurs dépendances au dollar. A l’issu de leur rencontre, le gouvernement japonais a annoncé qu’il encourageait l’utilisation directe du Yen et du Yuan dans les transactions bilatérales.
Jusqu’à aujourd’hui, 60% des échanges commerciaux sino-japonais sont libellés en dollar, l’introduction du yuan et du yen sur le marché risque de prendre un certains temps. Mais d’ici là, la Chine a indiqué son refus de rendre le yuan convertible et teste sa monnaie sur les marchés internationaux.
Cette stratégie porte ses fruits, en 2010, près de 8% des échanges internationaux ont été libellés en Renminbi, alors qu’ils n’étaient que d’1% en 2009. Le yuan commence au fur et à mesure à s’imposer comme une vraie monnaie d’échange, qui pourrait un jour devenir une monnaie de référence avec le dollar, le yen et l’euro.
Réplique du Trésor Américain
Au lendemain de l’annonce du gouvernement japonais d’accentuer les échanges en yuan, le département du Trésor a indiqué, dans son rapport semestriel sur les taux de changes, son souhait que la Chine et le Japon cessent d’agir pour affaiblir leur monnaie.
Le rapport indique que le yuan restait “considérablement sous-évalué” malgré son appréciation des derniers mois, et que les interventions du gouvernement japonais pour faire baisser le cours du yen ne lui paraissaient plus légitimes. “La tendance de longue date de la Chine à accumuler des réserves en devises étrangères, la persistance de l’excédent de ses comptes courants et l’appréciation inachevée du renminbi le nom officiel du yuan, compte tenu en particulier de la rapide croissance de la productivité dans le secteur des biens exportés, indique que le taux de change réel du Renminbi persiste à être désaligné et reste considérablement sous-évalué”, a écrit le Trésor.
Inquiet de leur perte d’influence en Asie, les Etats-Unis tentent de revenir à force de mission diplomatique, tout d’abord au Japon, puis en Corée du Sud, Birmanie puis en Chine, où Joe Bident s’est assuré du soutien de Pékin, lors de la polémique autour du relèvement du plafond de la dette américaine.
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Le Soudan commercialise en Yuan
Les relations entre la Chine et le Soudan se sont intensifiées en 1997, lorsque le Soudan est sous le coup de sanctions économiques américaines. En gage de ses bonnes relations avec la Chine, les autorités soudanaises ont demandé à son plus important partenaire commercial d’utiliser le yuan et la livre soudanaise plutôt que le dollar dans leurs échanges commerciaux, a indiqué mercredi 28 décembre 2011, le gouverneur de la Banque centrale soudanaise, Mohamed Khair Elzoubair.
“Si la Chine est d’accord, nous pourrons peut-être complètement abandonner le dollar. L’économie chinoise est maintenant la deuxième dans le monde et deviendra bientôt la plus importante“, a déclaré Mohamed Khair Elzoubair à des journalistes.
L’économie du Soudan a été déstabilisée par l’indépendance du Soudan du Sud, le 9 juillet 2011, lui faisant perdre une grande partie de ses ressources pétrolières. Pékin, principal investisseur étranger dans le secteur pétrolier soudanais, est également le plus gros acheteur de brut soudanais et un important fournisseur de matériel militaire.

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